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Comment améliorer la vie scolaire des enfants malades ?

D’un sujet à l’autre les besoins sont très variables. Ces besoins vont évoluer dans le temps et doivent être réajustés en fonction de l’évolution éventuelle de la maladie et du niveau des études suivies.
Parmi les adaptations le plus souvent nécessaires :
Prendre en compte les difficultés d’écriture avec mise en place des moyens adaptés : photocopies des cours, ordinateurs, secrétariat, etc.
L’ordinateur s’avère souvent indispensable pour la poursuite de la scolarité. Il sera important de trouver les adaptations qui conviendront à l’enfant (options d’accessibilité, clavier virtuel, guide-doigts, etc.). L’ordinateur portable est lourd, certains ont du mal à le transporter. Lorsque la décision d’utiliser un ordinateur a été prise, il faut anticiper le passage à l’écriture sur clavier pour laisser le temps à ce nouvel apprentissage.
Si l’usage de l’ordinateur devient difficile, l’accompagnement de l’enfant par un(e) Auxiliaire de vie scolaire (AVS) facilite la réussite scolaire de l’enfant.
Limiter les déplacements et permettre à l’élève ataxique d’effectuer ses déplacements en dehors des périodes de cohues. Éviter les changements de classe.
Doter l’élève d’un double jeu de livres : un à la maison, un à l’école.
Rester toujours attentif et laisser le temps à l’élève de faire, de dire, de restituer.
Permettre à cet enfant ou à cet adolescent de se reposer dans un endroit calme lorsqu’il en ressent le besoin.
Dans tous les cas, et en particulier en ce qui concerne les adolescents, les aides et les adaptations nouvelles qui lui sont proposées doivent être acceptées par le jeune et ne doivent intervenir que lorsque cela devient indispensable. Il est important qu’il sache ce qu’il est possible de mettre en place pour l’aider, mais rien ne doit lui être imposé. L’adolescent veut d’abord être comme les autres et il se sent différent des autres, ce qui représente une difficulté supplémentaire à l’acceptation de sa maladie. Une solution rejetée à un moment donné peut être acceptée 6 mois plus tard si les choses sont bien préparées.
L’information et la coopération de tous les acteurs (parents, auxiliaires, autres enfants de la classe, etc.) permet un meilleur accueil dans la classe. Elles se feront avec l’accord de l’élève et des parents.
La mise en place d’un projet d’accueil individualisé ou d’un projet personnalisé de scolarisation permet d’envisager avec l’enfant, les parents et le corps médical, les aides scolaires et parascolaires nécessaires à l’enfant et d’organiser son temps avec les interventions du kiné, de l’orthophoniste, etc. Les échanges entre les acteurs du projet de l’élève apportent à chacun une aide précieuse.
La présence d’un(e) auxiliaire de vie scolaire peut être envisagée dans certains cas (aide à l’habillage, aide aux repas, passage aux toilettes, aides aux déplacements, installation en classe, secrétariat, etc.). Les interventions doivent être adaptées et ne pas interférer dans ses relations avec les autres enfants.
Le temps extra-scolaire est un élément à prendre en compte. La prise en charge paramédicale indispensable peut occuper une grande partie du temps passé en dehors de l’école. Elle peut être facilitée par l’intervention d’un Sessad.
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