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Quelles conséquences des épilepsies à l'école ?

- Dans la majorité des cas, l’enfant ne fera pas de crises à l’école, sous traitement, et l’enseignant ne sera pas forcément informé. Il est néanmoins nécessaire et utile que les parents informent le médecin de l’Éducation nationale.
- Parfois, des difficultés d’apprentissages scolaires et de comportement sont présentes.
D’une façon générale les difficultés scolaires sont sur-représentées chez les enfants atteints d’épilepsie.
• Un enfant ou un jeune dont l’épilepsie n’est pas équilibrée (ou non diagnostiquée) est peu disponible pour les apprentissages : des ruptures d’attention sont fréquentes en classe, comme dans les absences par exemple, etc.
• La lésion responsable de l’épilepsie peut provoquer en elle-même des conséquences sur le comportement, sur les processus cognitifs (mémoire, etc.).
• Le type d’épilepsie, la localisation d’un foyer et la fréquence des crises peuvent retentir aussi sur les apprentissages.
Un bilan neuropsychologique précise à l’aide de tests quelles sont les difficultés cognitives électives et les compétences préservées, en faisant la part :
- des deux hémisphères du cerveau dans le traitement des informations : analytique et séquentiel à gauche, global et synthétique à droite ;
- des différents domaines des fonctions cérébrales : mémoire, perception et attention visuo-spatiales, habiletés manuelles fines (praxies), langage oral et écrit, stratégies et adaptation.
Des adaptations du projet pédagogique suffisent parfois pour que l’enfant compense une certaine lenteur et des troubles attentionnels.
Des rééducations spécifiques (orthophonie, psychomotricité, etc.) seront nécessaires pour récupérer ou contourner un déficit partiel.
Toute baisse du « rendement scolaire » doit alerter l’enseignant et le médecin car l’épilepsie n’est peut-être plus aussi bien équilibrée par le traitement.
Par ailleurs, des difficultés psychologiques peuvent accompagner cette maladie : mauvaise estime de soi, affects dépressifs, anxiété, parfois inhibition intellectuelle, etc. et parfois l’enfant atteint d’épilepsie est en révolte contre la maladie. Un suivi psychologique peut alors être très utile.
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