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Quels symptômes et quelles conséquences ?

Le syndrome hémorragique comprend les hémorragies visibles ou extériorisées et les hémorragies internes. Selon le degré de l’hémophilie, les signes hémorragiques seront plus ou moins fréquents et graves.
- Les hémorragies visibles sont les plus spectaculaires mais les moins graves : il s’agit principalement de saignements de petites plaies, d’hémorragies de la bouche et du nez, parfois de présence de sang dans les urines (hématuries), dans les selles ou dans des vomissements.
Elles ont un traitement bien codifié (compression, facteur anti-hémophilique, etc…).
- Les hémorragies internes dans les articulations (hémarthroses) et dans les muscles (hématomes) surviennent surtout après un choc ou un effort prolongé.
En cas d’hémarthrose, l’articulation devient rouge, chaude, douloureuse. Le dépôt de sang est « toxique » pour le cartilage, et s’il se répète il peut provoquer l’enraidissement progressif de l’articulation. Les articulations les plus souvent atteintes sont : les genoux, les chevilles, les coudes, les hanches, les épaules.
L’hématome se révèle par une douleur, qui peut être à distance du muscle concerné, et par une gêne à la contraction. Le risque est la compression, par l’épanchement de sang, de nerfs ou de vaisseaux sanguins. Les zones les plus « resserrées » sont l’avant-bras, le creux du genou, le mollet (hématome du triceps provoquant la marche sur la pointe des pieds). On surveille aussi le creux de l’aisselle, de l’aine, la paume de la main, les muscles de la cuisse (quadriceps) et de la fesse (retentissement sur le nerf sciatique).
Les hématomes peuvent toucher parfois des muscles profonds comme le psoas, qui s’insère sur la colonne vertébrale et le fémur. Ce muscle est utile dans des mouvements de flexion du tronc associé à des mouvements de flexion des jambes (ex : tir au football). Il est aussi sollicité pour lutter contre la traction du dos vers l’arrière (ex : port d’un sac à dos). Un hématome du psoas peut occasionner des douleurs dans le dos ou dans le ventre (pouvant faire penser à une crise d’appendicite).
- Les autres hémorragies internes sont rares mais elles imposent l’hospitalisation d’urgence :
o Hémorragie au niveau cérébral : après un choc à la tête . Dans ces circonstances, avec les jeunes hémophiles, il faut être vigilant en cas de maux de tête, de gêne à la lumière, de nausées ou de vomissements, de somnolence, d’irritabilité, de maladresse subite…
o Hémorragies internes abdominales : elles se manifestent par des douleurs du ventre ou du dos.
- Enfin, plus rarement l’hémophilie peut se manifester à l’âge de l’école maternelle par des bleus (ecchymoses), notamment des jambes, qui frappent par leur fréquence, leur étendue et leur répétition, et qu’il convient de signaler au médecin scolaire. Ils peuvent en effet révéler une hémophilie mineure. L’hémophilie peut également s’exprimer plus tardivement, par des règles abondantes et prolongées, un saignement anormal lors de soins dentaires ou chirurgicaux.
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