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Quels symptômes et quelles conséquences ?

Le syndrome de Rett se traduit à l’âge scolaire de la maternelle par :
a) des troubles moteurs, habituellement diagnostiqués dès la première année, associant :
i) - une altération de la marche, acquise tardivement (au-delà de 3 ans classiquement) qui est instable, avec une démarche raide (ou spastique), avec un élargissement du polygone de sustentation, un périmètre de marche souvent réduit à quelques dizaines de mètres, et des chutes fréquentes. Elle est associée à des troubles de l’équilibre (ataxie ; voir fiche spécifique) avec des difficultés majeures dans les changements de positions (assise à debout, notamment). Dans un tiers des cas, les filles atteintes par le syndrome de Rett n’acquièrent pas la marche ;
ii) - des troubles orthopédiques associés comportant des déformations progressives du rachis (scoliose) et des hanches (luxation de hanche), mais aussi des genoux et des pieds, qui évoluent surtout lors de la poussée de croissance qui accompagne la puberté ;
iii) - une réduction très significative de l’utilisation volontaire des mains avec des stéréotypies manuelles quasi permanentes comportant des mouvements de torsion, pression, battement, tapotement, automatisme de mains à la bouche, de lavage et frottements. Bien que les fillettes Rett soient parfois très différentes, cette quasi absence d’activité manuelle volontaire fait que la plupart d’entre elles sont dépendantes d’une tierce personne pour tous les actes de la vie quotidienne.
b) des troubles cognitifs et de la relation, comportant :
i) - des troubles de la communication avec une altération sévère du langage (expression-compréhension) et retrait social dans la petite enfance, puis une communication par le regard très intense, caractéristique de la maladie. La compréhension est plus préservée et un code de communication non-verbal peut être établi pour le « oui », le « non », l’expression des choix et des signes de la douleur.
ii) - d’autres symptômes comportementaux sont plus ou moins constants et comportent, une irritabilité, une agitation, des grincements de dents (bruxisme) et parfois des hurlements et/ou des pleurs inconsolables.
c) différents symptômes inconstamment associés comportant :
i) - une épilepsie, avec des crises assez polymorphes (rupture du contact, myoclonies, crises généralisées) ;
ii) - troubles ventilatoires (apnée ou hyperventilation pendant l'éveil, blocage de la respiration), nettement majorés par le stress ;
iii) - des troubles de la déglutition et de la mastication, imposant une prise en charge alimentaire (alimentation mixée).
Ces différents symptômes conduisent à de grandes restrictions de l’autonomie et de la communication qu’on définit par le terme de « polyhandicap ».
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