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Comment s'expliquent les malaises vagaux ?
Ces malaises vagaux, ou syncopes vagales et syncopes vaso-vagales, sont spectaculaires, mais sans réelle gravité, et représentent 90% des malaises à l'âge scolaire. La cause en est un dysfonctionnement du système nerveux autonome. Ce système, indépendant de la volonté, dont les commandes sont situées dans des zones du cerveau appelées noyaux gris centraux, est schématiquement composé de deux régulateurs opposés :
a)-Le système nerveux sympathique permet l’adaptation à l’effort, aux émotions, aux situations agressives. Il accélère le cœur, augmente la pression artérielle, stimule le système respiratoire. Il diminue par contre l’action de la digestion et de l'excrétion urinaire. Son activité diminue pendant le sommeil nocturne, pour se réactiver avant même le réveil matinal.
b)-Le système nerveux parasympathique, par le "nerf vague", exerce une action de freinage dite "vagale" en ralentissant la fréquence des battements cardiaques, et fait baisser la tension artérielle. Il permet le retour à l’état basal de la fonction cardio-circulatoire à l’arrêt de l’effort ou après une émotion. Il peut parfois exercer cette action de façon très puissante mais brève : c’est ce qu’on appelle le frein vagal, heureusement toujours suivi de l’échappement vagal.
Les malaises vagaux surviennent donc après une stimulation puissante du système parasympathique :
- Après un effort, spécialement à l’arrêt d’un effort d’endurance ; ou après une émotion ou une contrariété subites, une peur vive ; aussi lors d’épisodes douloureux (souvent par exemple au moment d’accès de douleurs prémenstruelles chez les adolescentes) ; ou en atmosphère chaude et confinée ou bruyante (transports, spectacles).
- Alors le frein vagal, en réponse à l’excitation du système sympathique, peut provoquer alors un ralentissement brusque de la fréquence cardiaque (bradycardie) conduisant à une diminution excessive et brutale du débit cardiaque. Il y a alors un défaut d’apport d’oxygène au cerveau, responsable du malaise et de la perte de connaissance s’il se prolonge plus de quelques secondes. L’échappement vagal lève rapidement et constamment le freinage produit par le système parasympathique, ce qui explique la durée brève du malaise vagal.
- Chez certains sujets le frein vagal détermine aussi une chute très importante de la tension artérielle, ce qui accentue les causes de l’hypoxie cérébrale (diminution de la quantité d’oxygène distribuée au cerveau par le sang) transitoire. On parle alors de syncopes vaso-vagales, sensibles elles aussi à l’échappement vagal.
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