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Quels symptômes et quelles conséquences ?

1- Pathologie congénitale : Spina Bifida ou Myeloméningocèle
Le terme de spina bifida désigne plusieurs anomalies complexes de la moelle épinière et des vertèbres au moment de leur formation chez l’embryon. Les conséquences sont multiples:
a) des troubles moteurs et sensitifs variables :
Le tableau le plus souvent rencontré est celui d’une paraplégie flasque , d’importance variable. Des anomalies orthopédiques peuvent exister dès la naissance portant sur les pieds, les hanches…
b) des troubles sphinctériens :
Ils sont constants. La constipation, parfois masquée par de petites pertes de selles, est la règle. Peuvent également s’observer des alternances d’épisodes de diarrhée et de constipation, des défécations impérieuses, des fuites permanentes. Au cours du suivi, l’acquisition de la continence pour les selles est possible, elle repose souvent sur des traitements évacuateurs.
Les troubles urinaires sont extrêmement fréquents par dyssynergie vésicosphinctérienne en général, avec déséquilibre entre la pression vésicale et les résistances des sphincters. On distingue ces altérations fonctionnelles du bas appareil urinaire en :
- vessie hypertonique (excès de contractions), responsable souvent d’une impériosité mictionnelle , des mictions fréquentes (pollakiurie) et une dysurie avec ses conséquences graves.
- vessie hypotonique : surtout en cas de myéloméningocèle sacré ; les contractions vésicales sont faibles ou absentes avec persistance d’un résidu important et dilatation excessive de la vessie ; la miction se fait par regorgement, goutte à goutte. La distension vésicale peut elle aussi être responsable à la longue d’une dilatation des voies urinaires supérieures et d’insuffisance rénale.
La fonction vésico-sphinctérienne est à surveiller toute la vie dans le spina bifida à cause des risques de complications :
- infection urinaire basse ou cystite,
- infection des cavités du rein ou pyélonéphrite
- lithiases parfois (calculs des voies urinaires)
- en cas de vidange incomplète de la vessie, lésions de la vessie et risque de reflux vésico-urétéral, de dilatation des voies urinaires supérieures et d'insuffisance rénale.
c) Une hydrocéphalie est associée aux malformations médullo-vertébrales dans 85% des cas, avec ses propres conséquences et son traitement (cf fiche médicale Intégrascol).
d) Le niveau intellectuel : Les 3/4 environ des enfants porteurs d’un spina bifida ont un développement intellectuel dans les limites de la normale. Les possibilités sont moins élevées lorsqu’existe une hydrocéphalie. Malgré des possibilités intellectuelles satisfaisantes, bon nombre d’enfants extériorisent rapidement un retard scolaire (2-3 ans environ). Les causes semblent multiples : nombreuses hospitalisations, troubles de la mémoire, troubles de l’attention, difficultés de perception visuelle (agnosies), joints à une grande fatigabilité, parfois troubles de la personnalité et du comportement. Ceci peut entraîner une lenteur des acquisitions, voire un déficit intellectuel.
2-Pathologies acquises :
* Toutes les lésions de la moelle épinière peuvent donner des troubles mictionnels. Le cas typique est celui de l’enfant paraplégique suite à un traumatisme médullaire, ou parfois à un accident vasculaire, à une tumeur médullaire, à une myélite aiguë…. La paraplégie entraîne un déficit à la fois sensitif et moteur des membres inférieurs, qui peut être complet ou incomplet, et une atteinte vésico-sphinctérienne. Sur le plan sphinctérien, après une rétention complète d’urines à la phase aigue, on constate ensuite une dyssynergie vésico-sphinctérienne. Les paraplégiques par traumatisme aigu gardent en général une contraction réflexe de la vessie qui peut être utilisée en rééducation : percussion de la paroi, etc...
En cas d’atteinte médullaire haute, le tableau clinique est celui d’une tétraplégie, avec extension de l’atteinte aux membres supérieurs et à la fonction respiratoire, ce qui majore la dépendance du patient.
* Concernant les atteintes cérébrales (séquelles d’encéphalite, hémiparésie acquise par accident vasculaire cérébral, maladies neurologiques dégénératives…), les troubles vésico-sphinctériens sont essentiellement liés à un défaut de la commande volontaire centrale corticale et à un excès de contractions de la vessie avec vidange incomplète.
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