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Conséquences sur la vie quotidienne et la vie scolaire

Peuvent survenir, en liaison avec une obésité sévère : des troubles cardiovasculaires (par exemple de l’hypertension artérielle), l’apparition d’un diabète, des troubles respiratoires (par exemple des apnées du sommeil et/ou une somnolence diurne), de l’asthme, des troubles osseux et articulaires (au niveau du genou, de la hanche), des troubles psychologiques.
Ces éléments vont retentir sur la vie quotidienne et la vie scolaire.
Le plan de l’accessibilité : certains élèves atteints d’obésité sévère peuvent avoir des difficultés à se déplacer et à accéder aux salles de classe situées à l’étage. Il convient alors de prévoir un local de classe en rez-de-chaussée ou accessible par ascenseur, d’aménager l’espace de travail en tenant compte de leur corpulence. Le port de charges lourdes peut être contre-indiqué (prévoir dans ce cas un double jeu de livres).
Des adaptations pédagogiques en EPS s’avèreront parfois indispensables, compte tenu de l’essoufflement ou des douleurs articulaires dont ces élèves peuvent souffrir.
En outre, dans certains cas d’obésité sévère, le traitement de la maladie nécessite un traitement médicamenteux régulier, parfois des hospitalisations et des interventions chirurgicales. Ces éléments devront être pris en compte dans le cadre d’un Projet d’accueil individualisé (PAI) ou bien dans celui du volet thérapeutique d’un Projet personnalisé de scolarisation (PPS). En cas d’absences prolongées ou répétées, la continuité de la prise en charge scolaire sera anticipée. Elle peut être assurée par un Sapad, une école dans l’hôpital, un correspondant (photocopies, etc.).
L’existence d’une éventuelle somnolence ou d’une fatigabilité entraînant des difficultés d’attention et de concentration amèneront l’enseignant à adapter le rythme des activités proposées à l’élève en fonction de ses besoins, et à se montrer vigilant pour le réorienter vers la tâche en cas de décrochage.
Concernant l’alimentation, il vaut mieux donner à l’enfant obèse des indications portant sur la cohérence que sur la restriction, et insister sur ce qui est possible (repas consistants réguliers plutôt que grignotage, fruits, légumes, laitages plutôt qu’aliments gras, très sucrés, très salés). On aura intérêt à tenir compte des goûts des enfants et leur confort (temps de repas suffisant, qualité de l’environnement). Lors des repas au restaurant scolaire, les personnels de surveillance ou de service essaieront de faire que les élèves mangent de façon équilibrée lors des repas – sans pour autant les obliger systématiquement à finir leur assiette. Et on privilégiera la mise à disposition de distributeurs d’eau réfrigérée, pour éviter une consommation excessive de boissons sucrées.
Il s ‘agit aussi de lutter contre la sédentarité : encourager les élèves à pratiquer une activité physique suffisante dans la vie quotidienne, comme par exemple l’exercice de la marche. Venir à l’école à pied plutôt qu’en voiture, ne pas hésiter à monter les escaliers (quand c’est possible, selon le retentissement de l’obésité) plutôt qu’à prendre l’ascenseur, soustraire du temps consacré à la télévision et/ou aux jeux vidéo de quoi jouer « en vrai » (en famille, avec des copains, dans une association).
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