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Aménagements spécifiques

Dan tous les cas, le médecin scolaire, en collaboration avec le médecin traitant, formulera les recommandations liées à la pratique de l’EPS et à l’organisation des sorties.
Sorties
Les élèves diabétiques peuvent participer à toutes les sorties prévues en veillant à emporter le matériel médical nécessaire. Pour toutes les activités menées en dehors de l’établissement scolaire, on veillera à emporter la trousse personnelle de l’enfant diabétique clairement identifiée à son nom, contenant le nécessaire pour les analyses, le stylo à insuline et le glucagon ainsi que le sucre en cas de malaise hypoglycémique. Il faut que les analyses puissent s’effectuer dans des conditions d’hygiène satisfaisantes et en toute discrétion afin de préserver l’intimité de l’enfant. Une photocopie du protocole d’urgence doit également se trouver dans cette trousse.
Les sorties étant soumises à des impondérables, en tenir compte et prévoir suffisamment de collations de resucrage.
Il est important de respecter l’heure des repas pour éviter des hypoglycémies ainsi que le délai entre l’injection d’insuline et la prise des aliments (cf. PAI). Pour éviter tout risque lors de déplacements, on veillera donc à ce que le nécessaire soit à portée de main.
Pour les classes de découverte, les modalités de séjour devront être anticipées de façon détaillée (ordonnance pour les injections d’insuline, liens réguliers prévus avec la famille, liens avec le médecin traitant). Cela sera réalisé en collaboration avec la famille et le médecin scolaire. Selon l’âge et le degré d’autonomie de l’enfant, il faudra, dans certains cas, faire appel aux services d’une infirmière sur le lieu de séjour. Il faudra se renseigner avant le départ sur les services d’urgence à alerter en cas de besoin. Pour les enfants les plus jeunes, si les parents en ont la possibilité, ils peuvent accompagner leur enfant et la classe pendant le séjour. D’une façon générale les enseignants veilleront à ce que tout au long de la classe de découverte, l’élève soit toujours en présence d’un adulte informé de l’existence de son diabète.
Pratique de l’EPS
L’activité physique régulière est bénéfique, il existe de nombreux sportifs diabétiques. L’activité sportive nécessite peu d’aménagements. Certaines activités méritent une attention accrue (natation, sports nautiques, sports d’équilibre). Toutefois l’effort physique intense ou prolongé nécessite une anticipation. Il faut se référer au PAI car chaque cas est particulier. On veillera à ce que l’enfant ait fait un repas équilibré au préalable afin de compenser la consommation de glucose lors de l’effort. Durant la séquence, l’enseignant surveillera les signes d’appel d’une hypoglycémie éventuelle (cf. fiche médicale) et n’hésitera pas à suspendre momentanément l’activité de l’élève pour permettre la vérification du taux de glycémie et procéder ensuite selon le protocole prévu.
L’enfant doit pouvoir manger avant ou pendant les cours de sports s’il le juge nécessaire.
La trousse personnelle de l’élève diabétique doit toujours être emportée sur le terrain de sport ou au gymnase.
Examens
Le candidat doit pouvoir procéder aux soins et contrôles médicaux qui lui sont indispensables en toute quiétude et en autonomie. Il convient d’anticiper et de prévenir, par voie administrative, de ces nécessités. Le déroulement des épreuves sera alors aménagé en fonction de ces contraintes.
La demande d’un tiers temps est possible mais n’est que très rarement indiquée.
Orientation professionnelle
Il existe peu de contre-indications majeures, toutefois certaines orientations vers des métiers au cours desquels la survenue d’une hypoglycémie est une source de danger pour autrui sont exclus (pilote de ligne, conducteurs d’engins publics) il est donc fondamental qu’un dialogue avec l’enfant ou l’adolescent, son médecin traitant et son référent scolaire soit maintenu. Les CIO permettent également à l’élève d’obtenir des informations précieuses et actualisées.
Éducation à la santé
L’éducation à la santé, telle qu’elle est prévue dans le cadre des programmes scolaires et sans aménagement particulier, aidera le jeune diabétique et les autres élèves à mieux comprendre la nécessité de respecter l’équilibre de l’alimentation et l’intérêt d’une bonne hygiène de vie. Elle pourra également permettre à l’élève diabétique, en connaissant mieux son corps et les déterminants de sa santé, de questionner de façon plus aisée les professionnels de santé sur sa maladie. Les activités pédagogiques pertinentes dans cette optique relèvent des séquences de biologie (alimentation, nutrition, digestion, adaptation du corps à l’effort, etc.), des séquences d’EPS (expérimenter et connaître ses limites), d’éducation civique (éducation à la consommation : analyse critique des publicités concernant bonbons et sucreries par exemple). Il s’agira aussi de développer des compétences psychosociales (résistance à la pression du groupe : savoir dire non à une offre de sucreries, boire de l’eau alors qu’un soda est proposé, etc.). Ces activités doivent être menées sans faire aucune référence à l’élève diabétique qui posera des questions dans le cadre de la classe uniquement s’il le souhaite.
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