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Comment améliorer la vie de l'enfant ?

• L’information
L’hydrocéphalie, comme toute pathologie cérébrale, suscite encore peurs et fantasmes. Ses conséquences, sur le devenir à long terme, dépendent avant tout de ses causes initiales : prématurité, hémorragie méningée, méningite.
Beaucoup de parents n’osent pas signaler à l’école la pathologie de leur enfant car ils redoutent de le voir suspecté d’un dysfonctionnement cérébral. Ils ont souvent été très angoissés lors de l’annonce du diagnostic. L’enfant grandit et le plus souvent franchit à peu près normalement les étapes de son premier développement.
En cas de difficultés, celles-ci peuvent se manifester dès l’école maternelle (dessin, graphisme, constructions, découpages, etc.).
Le cours préparatoire est une étape décisive qui par son fonctionnement et par le savoir complexe dispensé peut révéler des difficultés de l’enfant et rend de nouveau présentes la maladie et ses séquelles.
Le silence et l’ignorance constituent un frein dans la recherche des solutions pour aider l’enfant. Trop souvent encore, les difficultés cognitives ne sont pas reconnues comme telles par l’école et une explication psychopathologique des troubles est parfois privilégiée.
Pour tous il paraît important qu’un climat de confiance s’établisse entre la famille, l’enfant, l’école et le service hospitalier référent, sans crainte excessive, sans mise à l’écart mais avec une grande vigilance dès que se manifestent des difficultés cognitives. L’enseignant est l’interlocuteur privilégié pour attirer l’attention des parents et de l’équipe médicale si le rythme de progression ou le comportement de l’enfant change, ce qui est aussi susceptible de révéler ainsi des complications.
• L’école élémentaire
Pour bien la préparer il serait essentiel que tout enfant, suivi pour une hydrocéphalie, bénéficie durant l’année précédant le cours préparatoire d’un bilan neuropsychologique et d’un bilan scolaire.
L’examen psychométrique est destiné à estimer les fonctions intellectuelles. Il fournit également, au-delà des chiffres du QI, des indications sur le fonctionnement mental de l’enfant. Il permet donc de repérer en confrontant les échecs de l’enfant à ses réussites :
- les compétences probablement défaillantes,
- les compétences probablement préservées,
- les stratégies palliatives utilisées par l’enfant.
Ces données et les hypothèses qui en découlent orientent le bilan neuropsychologique pratiqué à l’aide de tests étalonnés et modulables. Cet examen est destiné à évaluer les diverses fonctions cognitives de base et notamment :
- les fonctions attentionnelles,
- les fonctions exécutives,
- les fonctions mnésiques,
- les fonctions visuo-spatiales et constructives,
- les fonctions numériques (traitement du nombre et du calcul).
Une interprétation qualitative des résultats de l’enfant est nécessaire : il s’agit en effet, en recoupant les différentes épreuves :
- de vérifier les hypothèses de départ,
- de rechercher les dissociations pour repérer les points d’appui,
- de déterminer quelles stratégies peuvent être proposées à l’enfant et quelles aides peuvent lui être apportées.
Ce bilan neuropsychologique sera aussi utilement complété par un bilan scolaire pouvant être effectué soit par un enseignant de l’hôpital au Point Scolarité du service hospitalier de référence soit, le cas échéant, au sein de l’école de l’enfant.
Les prises en charge, principalement orthophonie et psychomotricité, doivent être installées précocement avant que les déficits ne soient fixés et l’échec scolaire installé.
Enfin, il est important que ces différentes prises en charge soient insérées dans l’emploi du temps scolaire de l’enfant afin d’en garantir la régularité et la cohérence et de ne pas surcharger l’emploi du temps de l’enfant et de sa famille. Parfois l’intervention d’un SESSD sera souhaitable, en cas de trouble moteur associé.
Certains enfants peuvent alors bénéficier d’un Projet personnalisé de scolarisation (PPS).
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