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Accueil > Aspects pédagogiques > Aménagement du rythme scolaire et du temps d'enseignement pour des élèves malades ou avec handicap moteur


mise à jour : le 17 03 2010

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Aménagement du rythme scolaire et du temps d'enseignement pour des élèves malades ou avec handicap moteur

Type : Transversal
 

Introduction

 

Pourquoi aménager le rythme scolaire et le temps d’enseignement ?

 

Qu’est-ce qu’aménager le rythme scolaire ?

 

Qu'est-ce qu'aménager le temps d'enseignement ?

> Eléments de réflexion pour la mise en place des adaptations


Introduction


L'adaptation pédagogique aux besoins éducatifs particuliers (ou additionnels) des élèves malades ou avec handicap ne se borne pas, au titre de la compensation prévue au plan pédagogique dans le cadre d'un PPS (projet personnalisé de scolarisation) ou d'un PAI (projet d'accueil individualisé), à envisager des aides humaines ou techniques. Il s'agit pour la communauté scolaire de penser de façon globale l'accueil de l'élève et l'aménagement de sa scolarité et de son parcours de formation. Aussi une attention toute particulière doit-elle être portée à deux dimensions essentielles de l'apprentissage que sont le rythme scolaire et le temps d'enseignement.
- Le rythme scolaire. est déterminé par les horaires journaliers d'une part et les périodes alternant jours de classe et vacances scolaires d'autres parts. Il est fixé nationalement par le ministère de l'Éducation nationale.
- Le temps d'enseignement.correspond aux périodes de la journée scolaire que les professeurs consacrent à présenter des connaissances, organiser des activités d’appropriation de ces connaissances par l’élève ou d'évaluation. Le temps scolaire journalier n'est pas rempli complètement par le temps d'enseignement nous y revenons plus loin. On pourrait définir ce dernier comme le temps fort de la période que l'élève passe en classe. Nous avons là des moments où l'investissement de ce dernier se trouve largement sollicité.

Pour des élèves fatigables et scolarisés en pointillés comme le sont en règle générale les élèves malades ou porteurs de handicaps moteurs ces deux aspects doivent être pris en compte dès le début de la scolarité et régulièrement réexaminés en fonction de l'évolution de la pathologie ou des troubles associés. Leur aménagement est en effet un facteur de réussite de la scolarité aussi important que la présence d'une AVS, l’utilisation d'ordinateurs ou la mise en œuvre d'adaptations didactiques car il conditionne au même titre que ces éléments de compensation la disponibilité aux apprentissages.
La Circulaire N°2006_215 du 26_12_2006 relative aux aménagements des examens et des concours de l’enseignement scolaire et de l’enseignement supérieur pour les candidats présentant un handicap se situe dans cette perspective et constitue une réponse en aval à des besoins qui doivent avoir été anticipés lors de la scolarisation. Avec l'obtention du tiers temps par exemple, c'est bien la lenteur d'exécution ou /et la fatigabilité consécutive à la pathologie ou au handicap que le législateur veut compenser. Il convient que l'école elle aussi prenne en compte ces difficultés... avant l'heure des examens.



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Pourquoi aménager le rythme scolaire et le temps d’enseignement ?


Si la question de l'économie des rythmes scolaires et du temps d'enseignement est une question essentielle sur le plan pédagogique pour tous les élèves, elle s'avère fondamentale quand il s'agit d'élèves souffrant de maladies chroniques invalidantes ou avec handicap moteur et troubles associés. Leur scolarisation en effet présente souvent les caractéristiques suivantes : leur disponibilité pour les apprentissages peut être amoindrie à la fois par des absences répétées dues aux soins et par une fatigabilité importante imputable à leur pathologie et/ou aux traitements qui leur sont administrés. Il en va de même encore pour les troubles associés à leur handicap, lui-même d'ailleurs pas toujours stabilisé, nécessitant des rééducations quotidiennes fatigantes.
Il convient que les enseignants distinguent bien en l'occurrence la fatigue de la fatigabilité. Si la fatigue est occasionnelle et conjoncturelle, c'est-à-dire liée à des circonstances et des types d'activités reconnus comme coûteux en énergie, la fatigabilité est, elle, un état permanent, consécutif à des troubles et qui ne peut pas toujours être mis en relation avec des efforts visibles. On a coutume à cet égard de comparer les personnes avec certains handicaps moteurs ou maladies à des athlètes de haut niveau : le quotidien pour beaucoup relève de l'exploit physique. La fatigabilité pour certains élèves constitue une véritable limitation d'activité et de participation à la vie scolaire. Elle peut être physique et cognitive. Pour ce dernier point, nous pourrions aussi parler plus simplement de la difficulté pour l’enfant ou l’adolescent à maintenir son attention. Il faut donc que les acteurs de la communauté scolaire en aient conscience afin de réduire au maximum les conséquences de cet état.
La prise en compte de cette difficulté exige tout à la fois de la comprendre et d’en tenir compte (nous verrons plus bas que des choix pédagogiques le permettent) mais aussi d’en faire un objet de travail spécifique. En effet il s'agit d'une capacité que l’on peut travailler avec l’enfant et donc un domaine dans lequel, sous certaines conditions liées à sa situation (progrès dans son traitement ; réductions des troubles initiaux…), il peut progresser. Travailler l’attention devient ainsi un objectif prioritaire.

Il convient de procéder à des aménagements du rythme scolaire et des temps d’enseignement dans les cas suivants (la liste ne saurait être exhaustive).
- pour préparer une absence annoncée.(hospitalisation, rééducations, interventions chirurgicales) : on peut faire travailler l’élève à l'avance selon des modalités individualisées des notions qui vont être abordées ultérieurement en classe ;
- pour réduire les effets d'une absence prévue ou non.: des heures de rattrapage peuvent être envisagées ;
- pour pallier la fatigabilité(maladies chroniques, traitements, interventions.. )
- pour compenser les troubles de l'attention (en cas notamment d'hyper activité (THA)) et de la mémoire
- pour limiter les conséquences de la lenteur d'exécution, en cas de dyspraxie par exemple
- pour prendre en compte les troubles psychologiques comme l'anxiété, l'angoisse ou la dépression souvent associés à l'annonce du diagnostic, en cas de maladies létales notamment ou d’hospitalisations et interventions ;
- pour tenir compte des autres contextes de vie de l'enfant : pour favoriser la prise en charge rééducative ou tenir compte des conséquences en termes de fatigue d'une prise en charge, de déplacement ou encore des conséquences d’une intervention médicale même bénigne.



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Qu’est-ce qu’aménager le rythme scolaire ?


Il s'agit pour l'ensemble de l'équipe éducative, sous l'impulsion et la responsabilité du directeur, d'organiser (en cohérence avec les préconisations inscrites dans le PAI ou le PPS, quand ils existent) l'emploi du temps de l'élève de manière individualisée. Cette organisation doit pouvoir répondre à l'exigence de continuité du parcours de scolarité d'un élève que la maladie ou le handicap moteur et les troubles associés met en rupture d'école, tant du point de vue de la présence en classe que de la disponibilité pour étudier et apprendre.
Un temps de scolarité adapté, fréquemment réduit est l’élément le plus caractéristique de l’intégration de tout élève en situation de handicap. L’enseignant se trouve ainsi contraint à réfléchir d’emblée à la définition des objectifs prioritaires. La situation scolaire incite aussi à envisager la question sous l’angle de la place consacrée aux apprentissages fondamentaux. Même s’il ne s’agit pas de les réduire aux domaines de la maîtrise de la Langue ou des Mathématiques, concrètement il n’est pas anormal de privilégier ces deux domaines disciplinaires quand le temps de présence est réduit. Mais la réflexion ne peut être réduite à cela, car le temps scolaire hebdomadaire, mensuel ou annuel concerne à la fois les temps d'enseignement proprement dit (introduction de notions nouvelles, exercices d'appropriation, évaluations), les temps d'apprentissage (études dirigées, heures de permanence ou de soutien) et les temps péri-scolaires comme celui des récréations, des ateliers périscolaires, de la cantine, ainsi que les temps de transport.
Par exemple dans une Clis 4 ou dans le cas de l’intégration d’un élève handicapé moteur dans une classe dite ordinaire, un créneau à la Piscine municipale devient un temps d’apprentissage « fondamental » ; nous voyons là que les pédagogues doivent intégrer dans leur réflexion l’analyse des besoins particuliers de l’élève.

Un certain nombre de ces aménagements sont prévus dans le cadre du PPS ou du PAI de l'élève : ainsi il peut être envisagé une présence scolaire à temps complet ou partiel selon une quotité précise. Des moments de repos dans la journée ou la semaine peuvent être préconisés. De même on peut envisager , de façon formalisée et contractuelle une poursuite de cycle en trois ans au lieu de deux (BEP en 3 ans par exemple).
En l'absence d'existence ou de formalisation de ces projets, il faut néanmoins penser l'ensemble de ces moments du temps scolaire pour les articuler le mieux possible aux besoins de l'enfant ou de l'adolescent. Dans ce cas, un aménagement peut être envisagé et entériné par la rédaction d’un document provisoire contractuel entre la famille et l'équipe éducative (dont le médecin scolaire). Si le PPS est en cours d'élaboration, il convient de contacter l'enseignant référent qui suit le dossier de l'élève. L'objectif est bien d'adapter le temps scolaire aux possibilités d'apprentissage et de vie sociale de l'élève selon l'évolution de son état de santé ou de ses troubles.

L'aménagement du rythme scolaire ne s'impose pas toujours et pas forcément de façon durable. Par exemple un élève revenu d'une hospitalisation peut récupérer des forces plus vite que prévu et être capable ou demandeur d'une présence à l'école plus importante avec des plages d'enseignement plus nombreuses. Cet aménagement doit donc être pensé comme évolutif, et dans l'attente d'une réunion de l'équipe de suivi et de scolarisation (ESS), on doit pouvoir donner une réponse rapidement soit au désir exprimé de l'élève (favorablement ou non) soit à l'évolution constatée de ses capacités scolaires pourvu que le projet pédagogique soit pensé, cohérent et concerté notamment avec sa famille et l'enseignant référent.
D'ailleurs l’aménagement du rythme scolaire ne signifie pas systématiquement « allègement » du temps scolaire. En fonction des besoins de l'élève, on peut par exemple maintenir une quotité horaire à l'école, au collège ou au lycée complète mais prévoir des heures de soutien en lieu et place de cours collectifs. C'est bien dans cet esprit que les dispositifs de scolarisation collectifs comme les Clis ou les UPI ont été créés et fonctionnent. Aménager le temps scolaire consiste alors à proposer des modes pédagogiques alternatifs. On peut ainsi proposer par exemple à l'élève des plages de repos, l'intégrer à des activités ludiques en autonomie au CDI... On peut décider selon le profil scolaire de l'élève de renforcer pendant une période donnée les horaires dans certaines disciplines moins coûteuses en énergie cognitive ou physique ou privilégier les disciplines où l'élève se sent le plus à l'aise.



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Qu'est-ce qu'aménager le temps d'enseignement ?


Le principe consiste à organiser le temps d'enseignement dans et hors la classe et à distinguer le temps d'enseignement du temps d'apprentissage.
Le choix des tâches proposées par l'enseignant doit être dicté par le type d'opérations cognitives sollicitées ; certaines sont moins coûteuses que d'autres selon les élèves : encoder, décoder, recopier, rédiger ou non, argumenter. En fonction des périodes l'élève peut avoir plus ou moins de difficulté à accomplir ces opérations.
Par ailleurs l'enseignement doit être pensé selon toutes les modalités pédagogiques possibles ; il peut être dispensé en « présentiel » mais également à distance (avec l'intervention du Sapad à domicile par exemple) après une hospitalisation ou quand la fatigue de l'élève est trop importante ; on peut faire parvenir les cours à l'élève en ligne, par photocopie. Dans certains cas le recours à des moyens techniques comme la visio- conférence peut être précieux.
Quand l'élève peut assister aux cours, il convient de choisir les moments de la journée où il est le plus disponible (le matin, à distance des traitements) pour introduire des notions nouvelles. On peut prévoir du temps supplémentaire pour les exercices ou les faire faire en dehors des cours avec l'AVS ou un assistant d'éducation en étude surveillée. Il en va de même pour les évaluations qui doivent constituer un entraînement à la situation d'examen et permettre à l'élève d'apprendre par exemple à utiliser l'aide d'un secrétaire.
On doit pouvoir également redistribuer l'emploi du temps en privilégiant des plages horaires où l'élève est plus disponible,
Le travail de groupe (en binôme par exemple) peut être un bon moyen à la fois de stimuler et reposer l'élève par la répartition des tâches qu'il permet (l'un écrit, l'autre corrige) et aussi de le conduire à « travailler » des compétences relationnelles, sociales, affectives, qu'il a aussi besoin de développer dans l'optique d'un projet d'avenir plus global. On constate que cette organisation parfois difficile à mettre en œuvre s'avère souvent bénéfique au reste de la classe et ne constitue pas un frein pour la progression du groupe. Nous pourrions aussi aller jusqu'à indiquer que cette réflexion, en obligeant à réfléchir au-delà des objets de savoir, permet à l’enseignant d’élargir son champ de compétences. En effet nous avons vu que la question soulevée ici englobe aussi les conditions de présentation du savoir par l’enseignant et sa capacité à prévoir les conditions de réception de ce savoir par l’élève. Nous pouvons imaginer que bien des élèves, autres que ceux en situation de handicap, peuvent bénéficier de l’expérience acquise par l’enseignant.



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Eléments de réflexion pour la mise en place des adaptations


L’organisation du temps se décline selon deux approches : l’organisation de la journée, celle de la semaine. Celle de l’année existe aussi mais dépend de paramètres liés à des choix pédagogiques institutionnels qui engagent la responsabilité de tous les partenaires dans le cadre d'un projet de type PPS ou PAI (cf. plus haut).

-L’organisation du temps dans la journée de classe devrait le plus possible dépendre des réponses à la question « Quelles sont les périodes les plus propices à l’apprentissage ? ». Il y a des réponses connues, valables pour tout élève et encore plus pour les élèves en situation de handicap. Par exemple les heures de fin de matinée et de début d’après-midi sont des moments peu propices à l’apprentissage de notions ardues. La prise en compte des moments de traitement, de prise en charge rééducative est nécessaire (mais nous verrons plus bas qu’il s’agit aussi d’une prise en compte négociée en partenariat), soit pour permettre la prise en charge, soit pour en tenir compte : un enfant fatigué ne pourra pas toujours être disponible à un apprentissage fondamental. Enfin l’inclusion régulière d’un élève de Clis ou de l’UPI dans une classe « ordinaire » devrait dans une certaine mesure impliquer un aménagement du « temps » de la classe ordinaire. Sans être une règle systématique, il est important d’obtenir que l’organisation ne s’impose pas que du côté de la Clis ou de l'UPI — ce qui est encore trop souvent le cas — pour devenir un vrai objet de négociation.

- L’organisation du temps dans la semaine dépend beaucoup de l’organisation de l’école, du collège ou du lycée. Nous avons vu plus haut que le « créneau piscine » est important. Il est tout aussi important de privilégier les temps de décloisonnement entre plusieurs classes — une Clis et des classes du cycle 2 par exemple, des classes d’un même niveau qui intègrent des élèves handicapés — pour organiser des groupes de besoins ou des groupes d’apprentissage (centrés sur un contenu disciplinaire, par exemple, sur lequel certains élèves, handicapés ou non, ont besoin de structurer leurs connaissances). Il semble nécessaire de pouvoir monter une organisation souple sur la semaine mais il faut veiller le plus possible à conserver une armature (à modifier) sécurisante : par exemple, sauf exception (sport par exemple) tous les matins s’organisent autour des mêmes activités. Il y a des créneaux dans la semaine qui sont « sensibles » du point de vue de la fatigue et de l’énervement : le vendredi après-midi est connu, le lundi après-midi est parfois tout aussi difficile : un travail en petit groupe est à privilégier dans ce cas en particulier pour ce type d'élèves.
Il restera important de privilégier, dans les bilans réguliers, d’observer après les mises en place successives la réalité de la globalité du rythme journalier et hebdomadaire de l’élève, éventuellement pour les modifier.



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Des « astuces » pédagogiques


- Afficher l’emploi du temps de la journée, déclinée en emplois du temps individuels pour tous les élèves « sortant » de la classe, pour une rééducation, une intégration, un décloisonnement.

- Préciser les objectifs des activités. Cela oblige à envisager de quelle façon on présente cela clairement, de façon accessible, à chaque élève. L’annonce en grand groupe (toute la Clis ou toute la classe dans le cas d’une scolarisation en classe ordinaire) offre l’avantage de travailler concrètement le repérage dans le temps d’élèves bien obligés de gérer des emplois du temps complexes.

- Veiller à pratiquer des alternances entre des activités de différentes natures :
o alterner les activités orales et écrites,
o alterner les activités de manipulation (calcul avec du matériel, lire avec des cartes de mémory par exemple) et celles faisant appel à l’abstraction (résolution de problème, découverte d’un texte, etc.),
On peut imaginer de distinguer à grands traits des « temps forts » et des « temps faibles » dans les activités d’apprentissage. Les temps forts sont ceux où on découvre de nouvelles notions mais aussi les séances d’EPS pour des élèves de Clis 4 par exemple. Les temps faibles sont ceux des entretiens, des exercices sous forme de jeux où l’élève peut développer la mémoire, la reprise de mots ou de calculs sous forme de jeux d’entraînements. Ce ne sont pas des activités mineures mais des activités où le calme, la détente et la bienveillance participent à l’efficacité de l’apprentissage. Leur place dans l’organisation de la journée est importante. Placer les temps faibles en fin de matinée et début d’après-midi semble judicieux.

- Penser en temps courts : privilégier des séances de travail courtes mais fréquentes. Ces temps brefs permettent de tenir l’attention de l’élève en éveil et rien n’empêche en termes de différenciation d’ajouter un « module » supplémentaire à celui ou ceux qui en ont besoin.
Il est souhaitable aussi de privilégier ces séances courtes qui reviennent régulièrement presque tous les jours.

- Dans le même ordre d’idée, la collaboration avec d’autres professionnels peut avoir pour objectif de proposer un rythme soutenu qui favorise l’acquisition. Par exemple un ergothérapeute peut travailler avec le traitement de texte et agir ainsi en lien avec l’enseignant qui insiste de son côté sur les aspects conceptuels de l’apprentissage de la lettre et de ses différentes graphies.
Il faut aussi pouvoir compter sur les prises en charge éducative de la famille pour globaliser le temps d’apprentissage. La rencontre régulière avec les parents permet de leur faire découvrir la classe ou comprendre les attentes de l’école et les enjeux de l’organisation proposée à l’enfant. Mais c’est aussi l’occasion d’affiner cette organisation, si nécessaire de la modifier car dans le dialogue des aménagements proposés par les parents ou des réflexions des parents montrent comment réduire la « pression » et la fatigue qui pèsent sur ces élèves.

Dans tous les cas une action concertée de l’équipe éducative s’impose, conformément aux préconisations des projets personnalisés, en lien avec l’enseignant référent, le médecin scolaire et l’équipe de suivi de ma scolarisation.




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Mise en garde


>Le Conseil de l’ordre des médecins rappelle que l’information sur la nature de la maladie dont souffre l’enfant reste à la seule discrétion des parents et de l’enfant. Aucune pression ne peut s’exercer sur eux à ce sujet.
S’il est important que l’enseignant puisse connaître et comprendre les conséquences de la maladie ou du handicap sur les apprentissages, cela ne passe pas forcément pas l’exposé du diagnostic en tant que tel.

>Cette information doit être adaptée par chacun, dans le respect de l’individu en particulier, enfant et adulte, et prendre en compte la variabilité d’une même maladie ou handicap selon chaque enfant.

>La consultation d’informations sur un site web n’exonère personne de ses responsabilités professionnelles, civiles et pénales. Les personnes qui s'inspireront des éléments publiés sur le site Intégrascol dans leur action professionnelle le feront sous leur seule responsabilité, car ils disposent de tous les paramètres spécifiques d’une situation particulière pour prendre leurs décisions, ce qui ne peut être le cas des rédacteurs des fiches, qui sont évidemment dans l’impossibilité de les apprécier in abstracto.

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