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Conséquences dans la vie quotidienne et la vie scolaire

Le SGT peut provoquer des moqueries, faire rire, faire parfois peur aussi. Il est donc nécessaire d’informer l’entourage et le reste de la classe des manifestations possibles de cette maladie qui s’exprime par une grande diversité des symptômes chez l’enfant et suivant les moments. Elle pose un problème assez spécifique quant à son évolution puisqu’elle ne s’accentue pas mais s’exprime différemment avec le temps, suivant les moments.
Les enfants atteints du SGT ont leur place à l’école ordinaire. Ils y ont d’ailleurs débuté une scolarité classique en maternelle le plus souvent. Leur maladie peut être très variablement invalidante en fonction des tics (intensité, fréquence) et des autres manifestations pouvant les accompagner (obsessions, compulsions, impulsivité, difficultés attentionnelles,…). Il est donc nécessaire d’aménager pour ces élèves un cadre souple et réfléchi qui permette la poursuite de scolarisation, l’enseignant faisant preuve de souplesse dans l’organisation de l’emploi du temps et des enseignements, tout en maintenant un cadre fermement.
L’élément premier de ce cadre sera celui de l’information. L’identification de la maladie est souvent très rassurante pour l’enfant et ses proches car elle répond à une période de grande confusion. En effet, la période de déclaration de la maladie est particulièrement difficile car elle peut provoquer des erreurs d’interprétation de la situation (il est « fou », il a des troubles du comportement, il s’absente, il est agressif,…). Dès que le diagnostic est posé, indiquer clairement que le syndrome de Gilles de la Tourette n'est pas la caractéristique la plus importante de la personnalité de l'enfant. Expliquer que l’enfant demeure un enfant et développer un partenariat parents/médecins/enseignants/élève pour permettre l’information, la dédramatisation et l’aménagement de la scolarité. L’enfant en particulier a besoin d’une information spécifique que sa famille ou les médecins pourront lui apporter. Informer de même l’entourage, adultes et enfants, dans l’école, en insistant sur l’aspect involontaire et contraignant pour l’enfant lui-même de ce type de manifestations.
Tous les tics ne sont pas développés chez un même malade, ils peuvent se modifier, s'arrêter puis reprendre. Leur intensité peut aussi être variable d'une période à l'autre. Il existe un risque à tenter de faire disparaitre les tics et il ne revient pas à l’enseignant de s’engager dans cette voie. Il devra les ignorer le plus possible. En revanche, il saura trouver l’endroit ou l’élève pourra « exprimer » ses tics à l’abri du regard des autres et le laisser libre de quitter la classe dans ce but lorsqu’il en éprouvera le besoin.
La tentative de contrôler le tic peut entraver l’attention et la concentration. Mais il est aussi possible que des éléments d’hyperactivité puissent entrainer ce déficit attentionnel. Lors d’activités non structurées (récréation, ...), il s’agira de veiller sur l’enfant pour lui rappeler les exigences à son égard (se mettre à l’abri des regards pour « exprimer » ses tics). L’auxiliaire de vie scolaire (AVS) pourrait à cette occasion apporter un regard bienveillant et structurant.
L’enfant atteint du SGT peut aussi rencontrer des difficultés d’écriture dus, soit à des problèmes d’ordre « visuo-moteur » d’intégration, soit à une trop grande crispation sur le crayon lors de l’écriture, soit à des tics touchants les membres supérieurs. De ce fait, les cahiers apparaissent souvent comme mal tenus, l’écriture mal lisible. Des aménagements spécifiques tendront à limiter ces effets.
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