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Conséquences dans la vie quotidienne et la vie scolaire

De mesures préventives sont nécessaires mais ne préviennent pas dans tous les cas l’apparition de crises qui restent imprévisibles, sans qu’on puisse identifier de facteur déclenchant :
- Une hydratation régulière est essentielle. Aussi faut-il que l’élève puisse boire beaucoup pendant la journée d’école, une vigilance particulière est recommandée en cas de forte chaleur. Pour le jeune enfant, il s’agira de l’inciter à s’hydrater en créant toutes les situations favorables et non discriminantes. Ce sera l’occasion de recommander cette pratique à l’ensemble des élèves de la classe. Des gobelets en plastique et de l’eau minérale suffisent. Pour des élèves plus âgés, une vigilance discrète permettra de s’assurer de la mise en œuvre de ce comportement au quotidien. Bien entendu, il faudra autoriser les élèves à aller aux toilettes aussi souvent que nécessaire.
- Il convient de prendre des précautions en relation avec les conditions climatiques (habillement approprié, jeux à l’ombre). Éviter l’exposition au froid ou aux fortes chaleurs mais également aux atmosphères desséchées ou exagérément humides et aux changements soudains de température. Attention aux climatisations, à la température de la classe et à celle de la cour de récréation, à celle du gymnase ou de l’autocar lors de transports scolaires ou périscolaires.
- L’enfant drépanocytaire ne doit pas être soumis à des efforts physiques violents ou prolongés. L’activité physique modérée est donc recommandée.
- L’enseignant doit prendre en compte la fatigabilité de l’élève liée à l’anémie, aux conséquences des infections et des crises douloureuses. Pour ce faire, divers aménagements sont à prévoir :
- Alléger les déplacements, prévoir des doubles jeux de livres pour éviter le port de cartables surchargés, organiser des activités calmes pour la récréation.
- Doser les activités pédagogiques en tenant compte de l’intensité des engagements physiques ou cognitifs demandés. Cependant il faut savoir qu’un élève régule souvent spontanément son activité et supporte difficilement l’exclusion de la vie du groupe.
Prévention et conduite à tenir en cas de crise douloureuse
La question essentielle pour l’enseignant est de repérer des changements de comportement venant signifier la survenue de crises douloureuses.
Il conviendra ainsi d’être attentif à quelques signes d’alerte (l’enfant semble fiévreux, abattu, trop calme, pâle, il a mal et se plaint ou se replie sur lui-même). Dans ce cas, il faudra se conformer aux mesures prévues dans le protocole d’urgence inclus dans le Projet d’accueil individualisé (PAI) et ,en attendant les parents et éventuellement les secours, faire boire l’enfant et lui donner les médicaments anti-douleur prévus. Toutes les crises ne nécessitent pas la même prise en charge. La prise d’antalgiques n’est pas forcément limitée aux périodes de crise. À l’inverse certaines crises conduisent à des hospitalisations de courte ou de longue durée, dont il faut pouvoir anticiper l’organisation pour éviter les ruptures scolaires (correspondant, photocopies, etc.).
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